15 mai 2012
Ingénue, tome 1 - Cabaret - Jillian Larkin
Le hasard a voulu que je lise coup sur coup deux parutions en littérature jeunesse qui se passent à peu près à la même époque : nous sommes dans les années 20, à Chicago. Les garçonnes, ces femmes qui se coupent les cheveux et préfigurent la femme contemporaine, sont en plein essor.
Gloria, qui a alors dix-sept ans, sort un soir avec son ami Marcus dans un célèbre bar ... Elle se retrouve alors happée par la liesse de ce lieu. L'alcool lui monte vite à la tête, et la petite fille qu'elle était en entrant dans le bar laisse très vite place à une nouvelle jeune femme : elle deviendra une vraie garçonne !
Voilà une décision qui risque fort de contrarier son futur mari, ardent défenseur de la Prohibition ! Il ne faudrait pas qu'il la trouve dans ce lieu malfamé ! Mais le ver est dans la pomme, surtout lorsque Gloria pose les yeux sur le pianiste qui anime la soirée ...
Lorraine, elle, n'a d'yeux que pour Marcus, mais c'est à peine si ce coureur de jupon lui accorde de l'importance ... Pauvre Lorraine, pourtant c'était elle qui la première s'est fait couper les cheveux, elle qui est devenue une garçonne avant Gloria ...
Une troisième jeune fille fait alors son apparition sur le perron de la maison de Gloria. Clara arrive tout droit de New-York. Elle avait le monde à ses pieds, c'était elle LA garçonne que tout le monde convoitait. Il suffisait qu'elle s'habille d'une certaine façon pour que ce look soit copié le lendemain. Mais voilà, finies les bêtises. La voici chez sa tante pour se racheter une conduite ... Elle devra alors composer un véritable rôle : celle de la campagnarde fraîchement débarquée de sa province qui doit aider sa cousine à se marier le plus rapidement possible ... Inutile de vous dire qu'entre Gloria et Clara des étincelles fuseront.
En effet, pour Gloria, Clara n'est rien qu'un parasite ...
Si elle savait qui était réellement sa cousine, il y aurait fort à parier que cela changerait la donne ...
Elles sont donc trois à se partager la narration d'Ingénue. Différemment, une mue s'effectuera pour chacune d'entre elles. Clara pourra-t-elle oublier son passé de garçonne ? Gloria se mariera-t-elle ? Lorraine trouvera-t-elle sa place au sein de la société ?
Ingénue est donc un roman d'apprentissage : ces petites chrysalides s'apprêtent à devenir papillons. De nuit pour certaines ...
Les histoires amoureuses de nos trois jeunes filles occupent la place principale de la narration. Elles pétillent, se font avoir, sont déçues, pétillent de nouveau, doutent, reviennent sur leur décision, tremblent d'effroi, s'ouvrent à l'autre ... le sentiment amoureux sous toutes ses formes finalement.
Roman young adult, Ingénue est un roman qui frôlerait presque les clichés : les jeunes filles sont belles, sont bien nées, provoquent une certaine montée d'adrénaline chez les hommes ... Des jeunes filles typiques pour faire rêver les jeunes lectrices.
La narration contient, quant à elle,une grande part de dialogues, empêchant alors au roman de prendre une certaine hauteur ...
Malgré tout, le lecteur (ou lectrice ici plutôt) a plaisir à naviguer entre les trois narratrices, lorsqu'on en délaisse une à un moment propice, on n'aura envie que d'une seule chose : continuer sa lecture. Un bon page turner, donc.
Outre son côté divertissant, Ingénue permettra aussi aux jeunes lectrices de se rendre compte du statut des hommes et femmes noirs dans les années 20, période qui semble-t-il à la cote en ce moment chez les auteurs (ou éditeurs.)
Finalement, Ingénue a tout d'un bon page turner qu'on aimera lire pour se détendre. Inutile d'y chercher des réflexions géopolitiques ou philosophiques. On y trouvera plutôt des jeunes filles attachantes qu'on aimera retrouver dans le deuxième tome. La fin du premier tome, avec ses nombreux rebondissements, annonce pas mal de changements pour ces trois-là.
Auteur : Jillian Larkin
Editeur : Bayard Jeunesse
Date de parution : 15/05/2012
EAN13 : 9782747035903
Genre : LITTERATURE JEUNESSE ROMANS
Nombre de page(s) : 420
16 € 90
Une photo, quelques mots (40)
Peu de participants et de commentaires hier ... Z'êtes où les gens ? C'est le retour des beaux jours qui vous fait fuir ? La photo qui vous a laissés de marbre ?
Pour cette nouvelle semaine, espèrons que le souffle créateur, le temps, voire même l'envie reviendront.
Admirez ce jeu de jambes !
©Kot²
Quelques informations sur cet atelier :
Chaque mardi, je publie une photo qui servira de base pour votre texte. Vous avez une semaine pour l'écrire. (Publication le 28 mai, juste après le pont ...)
Ni genre, ni ton imposés. Seul le plaisir d'écrire. Encore et toujours.
Les textes sont donc publiés chaque lundi, le matin de préférence.
Pour que je puisse insérer vos liens, merci de les mettre ci-dessous en commentaire, ou de les envoyer à bric.book@orange.fr
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14 mai 2012
Complainte du poète ...
Memento Mori
Carpe Diem
Ces pendules
Accrochées au mur
Comme une épée de Damoclès
Te rappellent
Qu'il faut cueillir
Le jour présent
Pendant qu'il est encore temps.
A + B
Cède à mon chant
Ecoute
Ce trémolo
Dans ma voix
Te charmer
Te hanter
Bois ce philtre
D'amour
Enivre-toi
De cette vie
Qui ne demande qu'à assouvir
Tes moindres désirs.
Là
Délie ces chaînes
Brise ces liens
Qui t'attache à cette montagne de souffrances
Et échoue-toi dans mes filets
De voix
Le port de mes bras
Sera alors
Ton unique abri.
Prenons cette route
Glissante
Mais évitons tous ces virages
Incertains
Qui sait de quoi sera fait demain ?
Festina lente
©Leiloona, le 13 mai 2012
Crédits photo ©Kot²
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Le texte d'Anacla :
toutes ces horloges alignées dans la perspective qui disent le temps, jamais le même...
avec l'avertissement du danger au premier plan
danger... le temps passe... s'envole... se suspend aussi...
le temps d'une photo et de 3 regards féminins qui s'arrêtent en vol...
tandis que les regards masculins restent emportés par le courant du chronomètre...
celui de la télévision...
celui de la conversation et des mots qui dégoulinent jusqu'à ne plus savoir ce qu'ils veulent dire...
attention féminine pour cet être, à l'extérieur, qui a de l'attention pour elles et qui s'acharnent à photographier le monde au lieu
'entrer, prendre une bière avec paille et se laisser bercer gentiment dans le fleuve du temps...
la vie est un rodéo sur une plaque d'immatriculation...
en 436 secondes, avons nous le temps d'être jeté à terre par le cheval énervé d'être chevauché ?
en 436 secondes, avons-nous le temps de nous regarder, nous aimer ?
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Le texte de Gaëlle :
Elle a l’âge de l’innocence, mais qui est le plus innocent des deux ? Elle ou moi ?
Mes cinquante balais et mes convictions bien encrées m’ont fait stopper net lorsque j’ai aperçu, déjà bien éméché, cette noire dans mon café de blancs. C’est mon repère. Elle m’a vu. Elle agrippe son verre comme une bouée de sauvetage, certainement pour se donner de la force. Elle sait que je pourrais lui faire du mal, elle sait qu’elle prend un risque. Elle semble terrorisée et pourtant elle soutient mon regard avec un courage désarmant. Totalement désarmant… Peut-être sent-elle qu’elle est plus forte que moi. Elle a l’audace d’aller au bout de ses opinions alors que je me plie par faiblesse aux convictions sociales du moment. Elle a la force de croire qu’un plus bel avenir lui est promis, alors que je suis blasé de tout. Elle a la volonté de s’affirmer en tant que femme et être humain plutôt que d’entendre toutes nos conneries racistes. Elle est magnifique. J’apprendrai plus tard qu’elle s’appelle Rosa Parks.
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Et les différents liens vers vos textes :
Jean-Charles : La conspiration (3)
13 mai 2012
Sur la route [Concours inside]
Sur la route, livre culte de Jack Kerouac (roman fondateur de "la beat generation") est enfin adapté sur la toile par Walter Salles et sort le 23 mai prochain en France.
Il fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2012
Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes.
A l'occasion de cette sortie, voici donc un nouveau concours ...
A la clé :
- 4 places de cinéma (4 chances de gagner un place, donc)
- 2 BD "The Beats".
- 2 affichettes du film
Il y aura donc 8 gagnants.
Voici les modalités :
En commentaire, ci-dessous dans l'espace "mettre sa petite graine", dites-moi quelle serait votre destination si jamais vous deviez prendre la route ... Bien entendu, pas de lieu précis, mais plutôt un point cardinal, un continent ... Et expliquez en deux trois mots pourquoi ...
Une fois le commentaire écrit, envoyez-moi un gentil mail à bric.book@orange.fr en me laissant vos coordonnées.
Le concours se terminera le 25 mai, histoire d'avoir les places rapidement ...
On termine par l'incontournable (+1) :
- Si jamais vous avez retweeté cet article, dites-le moi dans votre mail, cela vous donnera une chance supp' de gagner ...
Bonne chance à tous !
12 mai 2012
Tout ce qui brille - Anna Godbersen
Etats-Unis, 1929.
Deux jeunes femmes quittent leur campagne profonde pour New-York. Elles fuient une vie qui ne leur convient plus, certaines de devenir célèbres dans cette ville étourdissante.
Dès le premier soir, alors que tout semble se dérouler sans anicroches, Letty apprend que sa meilleure amie n'est pas venue avec elle à New-York pour l'aider à devenir une vedette. Cordelia est en réalité venue retrouver un père qu'elle n'a jamais connu. Letty ne comprend pas la trahison ou plutôt le mensonge par omission de sa meilleure amie : le ton monte, les deux jeunes femmes se séparent ...
Letty apprendra alors seule à se débrouiller et à accepter un petit boulot le temps d'être repérée par un producteur ; tandis que Cordelia retrouvera très vite ce fameux père, un brin gangster sur les bords.
Rappelons à ceux qui n'auraient pas écouté en cours d'histoire que nous sommes en pleine période de prohibition, et le père de Cordelia est devenu immensément riche grâce à elle. Cordelia découvre alors une nouvelle famille mais aussi un tout nouveau mode de vie.
Le destin semble avoir séparé pour de bon les deux jeunes femmes. Pour combien de temps ?
Tout ce qui brille est un roman qui nous propulse directement dans les années 30 à New-York. Les jeunes filles se coupent les cheveux à la garçonne, rêvent de gloire, boivent du gin et fument (beaucoup trop !) en écoutant du jazz : une petite révolution vient d'avoir lieu et elle n'est pas prête de s'éteindre. C'est dans ce milieu effervescent qu'évoluent donc Letty et Cordelia chacune de leurs côtés. Un véritable tourbillon qui ne semble pas vouloir s'arrêter, et le lecteur sera pris dans les filets de cette narration qui permet de suivre en alternance la vie de Letty et Cordelia.
Inutile de dire que ce roman fera rêver les jeunes filles qui ne souhaitent qu'une chose : s'émanciper du joug familial. Les jeunes lectrices seront alors immergées dans un flot d'excentricités, de rêve de gloire, mais aussi d'amour.
En effet, ce cyclone qui s'abat sur les deux jeunes femmes manquerait de piquant si l'amour n'était pas au rendez-vous.
Si Letty a bien du mal à trouver chaussures à son pied, Cordelia, de son côté, tombe amoureuse d'un homme qu'elle n'aurait jamais dû aimer ... Cordelia appartient désormais à la célèbre famille Grey, et ce garçon n'est que le fils de l'ennemi juré de son père ! Rien que ça !
Commence alors un véritable remake de Roméo et Juliette version années 30.
Tout ce qui brille allie alors fiction et histoire et permet aux lecteurs de toucher du doigt une époque étourdissante, pas si éloignée de la nôtre, finalement : les rêves de gloire de Letty et les tourments amoureux de Cordelia ne sont pas si différents des préoccupations de nos jeunes ...
On découvre New-York, on fait la connaissance de personnages très superficiels, on est déçu par d'autres qu'on pensait sincères, les hommes sont peints de façon négative (ce n'est rien de dire qu'ils n'ont pas le beau rôle dans ce premier opus !) et au milieu de tout ça se forme un solide noyau de trois jeunes femmes : Cordelia, Letty et Astrid arriveront-elles à atteindre leur rêve le plus fou ? Laquelle se brûlera les ailes ?
Voici un roman d'apprentissage qui devrait en séduire plus d'une ...
Auteur : Anna Godbersen
Editeur : Albin Michel Jeunesse
Collection : Wiz
Date de parution : 28/03/2012
EAN13 : 9782226239860
Genre : LITTERATURE JEUNESSE ROMANS
Nombre de page(s) : 379
16 €
11 mai 2012
C'est ma voiture - Les p'tits sonores
Pour ceux qui suivent ce blog, vous commencez à connaître les lubies de mon Tro'Gnon qui se résumerait à cette phrase suivante :
Tout ce qui a des roues est digne d'intérêt.
Aussi, vous ne serez pas étonnés d'apprendre que ce livre sonore a conquis Tro'Gnon dès le premier regard.
Certains appelleraient ça un coup de foudre.
C'est ma voiture raconte donc le parcours d'une voiture rouge qui fait pouet pouet sur chacune des pages.
Pouet Pouet en ville, à la campagne, le jour, la nuit. Qu'elle soit sale, ou propre, voici une voiture qui aime se faire remarquer.
Tro'Gnon apprendra bien assez tôt (dans une dizaine d'années) que klaxonner à tout bout de champ est interdit.
Pour le moment, du haut de ses 27 mois, il klaxonne n'importe où. Même au parc, puisqu'il emmène ce livre partout.
L'adulte que vous êtes comprendra que parfois je regarde les gens avec un sourire gêné : "Oui, oui, il n'y a qu'un son. C'est répétitif."
Tro'Gnon, lui adore ce livre sonore. En plus, la voiture est rouge, alors ...
C'est ma voiture !
Auteur : Greenwell Jessica
Illustrateur : Dimitri Simona
Traducteur : Renée Chaspoul
Editeur : Usborne Publishing LTD
Collection : les tout-doux sonores
Avril 2012 - 8.50 €
Livre sonore à partir de 18 mois
ISBN : 9781409514459
Thèmes : Voyage, Apprentissage de la vie, Manipulation
10 mai 2012
Cima, maître de la Renaissance vénitienne
Si vous êtes parisien, vous avez forcément vu cette affiche à l'arrière des bus : comment la rater ?
Il s'agit de Saint Sébastien, un martyr romain du IIIè siècle. (Le bandeau cache la flèche enfoncée dans sa cuisse droite.)
Avec ce torse imberbe, ces cheveux souples et cet air mélancolique, on peut dire que l'agence de comm' a bien choisi l'affiche de l'expo', beaucoup plus attrayante qu'une vierge à l'enfant par exemple ... (d'ailleurs, il semblerait que Saint Sébastien soit une icône gay ...)
Cima, ou plutôt Giovanni Battista Cima da Conegliano, est un peintre de l'école vénitienne de la fin du Quattrocento, et un grand nombre de ses toiles est exposé jusqu'au 15 juillet au musée du Luxembourg.
Immédiatement, quand on entre dans la première salle, notre regard se pose sur un immense tableau (un retable), excellemment mis en lumières. On tombe alors sous le charme des couleurs du peintre, dont on se demanderait presque si les tableaux n'ont pas été peints l'hiver dernier (un travail de restauration impressionnant a été effectué).
Outre cette palette prodigieuse de l'artiste, on ne peut aussi qu'être subjugué par la profondeur des regards. Leur mélancolie et leur souffrance ont alors traversé les siècles pour se poser sur notre rétine.
Bien plus encore, la maîtrise de la perspective est tellement impressionnante que certaines toiles paraissent être en relief, comme on peut le voir sur le premier tableau de l'exposition repris ci-dessous :
La Vierge à l’Enfant entre saint Jérôme et saint Jacques l’apôtre
Les sujets abordés accordent bien entendu une place très importante à la religion, mais force est de constater que déjà l'artiste met en avant les paysages vénitiens, notamment son village, si cher à son coeur.
Madonna con Bambino con San Girolamo e San Giovanni Battista
Outre cette inspiration religieuse, Cima fut aussi sensible aux idées humanistes, et il n'est pas rare de voir alors des sujets profanes prenant leur source dans la mythologie antique :
En somme, voici un peintre dont je ne connaissais strictement rien (shame on me), mais en sortant de cette exposition, on ne peut que saluer le travail des conservateurs de ce musée qui ont su mettre en valeur un peintre qui n'a rien de mineur.
Informations pratiques (qui ne vous empêcheront pas de vous perdre si vous êtes une tête de piaf comme moi ...) :
Cima da Conegliano, maître de la Renaissance vénitienne
Jusqu’au 15 juillet 2012.
11 €
Horaires d’ouverture : tous les jours de 10h à 19h30 nocturne le vendredi soir jusqu’à 22h
Accès Musée du Luxembourg 19 rue de Vaugirard 75006 Paris
Tél. : 01 40 13 62 00
09 mai 2012
La radio des blogueurs : encourageons le soleil à revenir de son exil !
Ouf ! J'ai eu peur en postant mon annonce de la semaine dernière ... Pas de commentaires, zut j'avais fait un bide. Mais en fait, non, vous vous cachiez, comme le soleil.
Alors après Willem et ses larmes qui tombent, voici ce que vous avez proposé, chers copinautes :
L'Irrègulière a choisi un titre que vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu ! A moins de vivre dans une grotte. Allez, déhanchez-vous au rythme du brésilien Michel Telo : Ai se eu te pego
Back it up de Caro Emerald pour Enna : je ne connaissais pas, c'est rythmé, pêchu ! J'aime !
Voyelle et Consonne me fait connaître un classique resté super moderne ! Cut copy me de Petula Clark
Violaine (qui a un tout nouveau blog, allez le voir !) propose La Grande Sophie : Ne m'oublie pas. Eh bien, non, nous ne t'oublions pas, hop, on file découvrir son blog !
Une petite blonde pétillante pour Nahe : Coeur de Pirate Golden Baby
Une chanson mélancolique pour Syl. : Trousse-Chemise de Charles Aznavour
I'll be your man nous dit James Blunt. Eh bien, s'il veut, hein ... :) Merci Valérie
Didi a encore fait sa gourmande et nous propose deux titres ! Ben voyons ! :P Say Goodbye de Norah Jones, et Gotye Somebody that I used to know. J'adore ces deux titres !
La pétillante Sara nous propose Jason Mraz I won't give up
Et une autre Sarah, avec un "h", a fait sa gourmande comme Didi et a proposé deux titres. Le fameux Gotye proposé par Didi, mais aussi un Jean-Louis Aubert Marcelle. Je vous ai mis la version Live !
Comme Deezer nous la joue caca nerveux et ne propose plus que des extraits de 30 secondes, j'ai inséré les vidéos sous Youtube, et voici que la radio des blogueurs intègre aussi les images ... Et en couleurs ! C'est un moment historique. Un peu comme la couleur à la télé ...
J'en fais trop, vous pensez ? :)
Allez, belle écoute à vous ! Et merci d'avoir été là. Allez, hop, le soleil devrait pointer le bout de son nez dans peu de temps.
Si jamais cela ne fonctionne pas, mon profil youtube : Leiloonaful et la playlist s'appelle Soleilthon.
08 mai 2012
Une photo, quelques mots (39)
Des textes nostalgiques et mélancoliques hier ... Et pourtant, après les avoir lus, j'avais une belle énergie en moi. Comme quoi ...
Aujourd'hui, pour la 38ème session, le sujet regarde l'objectif : cela va-t-il changer la donne ou bien l'inspiration sera-t-elle la même ?
Pour moi, ce regard est assez perturbant, comme si j'étais prise en flagrant délit de voyeurisme .... J'espère m'en détacher. Ou bien m'en servir. A voir.

La galerie de Kot²
Quelques informations sur cet atelier :
Chaque mardi, je publie une photo qui servira de base pour votre texte. Vous avez une semaine pour l'écrire. (Publication le 14 mai.)
Ni genre, ni ton imposés. Seul le plaisir d'écrire. Encore et toujours.
Les textes sont donc publiés chaque lundi, le matin de préférence.
Pour que je puisse insérer vos liens, merci de les mettre ci-dessous en commentaire, ou de les envoyer à bric.book@orange.fr
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Rendez-vous lundi 14 mai !
07 mai 2012
Le tourbillon de la vie ...
Il était plus grand dans mes souvenirs. Plus rouge aussi.
La peinture s'écaillait par endroits, laissant à nu le fer brillant, le pneu arrière méritait un petit coup de pompe, mais le pédalier tournait sans accrocs et la mousse de la selle avait gardé toute sa densité d'antan.
Mon petit vélo rouge.
Certains s'étonneront qu'un jour j'ai pu monter dessus. Avec mon presque deux mètres, ce vélo était ridiculement petit.
Lorsque je l'ai retrouvé, là, dans le grenier de la maison familiale, un flot de souvenirs est remonté à la surface.
C'était toujours le samedi après-midi, vers les 15 heures. Mon père enfourchait son vélo, sa sonnette émettait deux trois petits bruits distinctifs, signe que je devais me préparer si je voulais me balader avec lui.
Bien souvent, j'étais chez le voisin, dans leur cabane en bois.
Deux têtes sortaient alors des fenêtres de cette maison : les cheveux en bataille, un grand sourire aux lèvres ... La balade du samedi était sacrée.
Mon copain et moi enfourchions alors nos petits vélos. Rouge pour moi, bleu pour Maxime. Nous étions les justiciers du quartier. Le vélo bleu était celui de la police, le rouge celui des pompiers. On patrouillait dans la rue. Avec le recul, les voisins devaient bien rire de cette patrouille. Nous, elle nous tenait à coeur.
Une grande promenade commençait alors. Trois kilomètres. C'était le bout du monde. Quand je refais le parcours aujourd'hui, il me paraît infiniment court, alors qu'à l'époque il me semblait interminable.
On prenait toujours le même chemin : à l'époque de la moisson, de grands rouleaux de paille attendaient d'être ramassés. On adorait monter dessus. Ça piquait, c'était interdit. Nous n'avions même pas huit ans.
Et puis on arrivait à la rivière. On cherchait alors les cailloux plats, puis on faisait des ricochets. Je pestais contre mon père qui réussisait à chaque fois, j'étais tellement fier de lui, de ses ricochets jamais ratés : je le regardais alors de côté et me prenais à rêver à devenir comme lui.
On se prenait alors une collation : quelques petits beurres, de l'eau fraîche et une fois de nouvelles forces prises, nous repartions dans l'autre sens.
De l'eau a coulé sous les ponts, la vie nous a malmenés, ballotés à son gré. Elle ne nous a pas forcément permis de vivre nos rêves : "L'homme prévoit, Dieu rigole" dit un célèbre dicton ... Et pourtant ce vélo-là me prouve aujourd'hui que certaines racines m'ont permis de bien grandir.
Ces balades anodines, ce vélo qui fut mon premier véhicule de patrouille ont fait de moi l'homme que je suis aujourd'hui.
Et je suis certain que Lucien, 3 ans aujourd'hui, aura des yeux comme des soucoupes quand je lui montrerai le vélo de son père. Son premier vélo.
On ajoutera juste les fameuses petites roues.
Puis, on ira faire notre balade nous aussi. Dans un an, on enlèvera les roues puis ...
C'est le tourbillon de la vie.
©Leiloona, le 6 mai 2012
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Le texte de Brigitte :
En Italie
- Allo ? Maman ?
- C’est moi … nous venons d’arriver à l’appart. Le voyage a été sans problème. Pas de gosse qui nous braillait dans les oreilles, l’avions était à l’heure.
- Vous avez trouvé votre résidence sans souci ? Pour la location de la voiture, vous n’avez pas dû attendre trop longtemps ?
- Non, pas du tout. L’appart n’est pas grand, mais c’est tout mignon, et l’Italie est splendide, pour le peu que j’ai pu en voir. Ce qui m’a surprise c’est devant notre porte dans le couloir, j’ai vu un petit vélo rouge. Tu te souviens ? Le même que celui que j’avais récupéré de mes sœurs … je l’adorais ce vélo. Forcément, c’était mon premier vélo … il avait un rétropédalage, c’était trop cool ! J’ai fait des kilomètres avec dans les chemins au milieu des champs du voisin.
- Oui, je me souviens … ce que j’ai oublié c’est ce qu’il est devenu.
- Tu as oublié ? Le jour de la communion d’Anne, j’étais partie avec Alex dans les champs comme d’habitude pour jouer, et en revenant on a laissé les vélos au milieu du parking devant la maison. Et quand mon parrain est parti avant les autres, il n’a pas vu le vélo qui était couché derrière sa voiture et il a roulé dessus … par contre je ne sais plus trop bien ce que vous avez fait de la carcasse … la ferraille sans doute !
- Et tu as beau temps à Florence ?
- Oui, il y a un beau soleil. La résidence est à claire-voie, et il y a une sorte de treillage qui fait des ombres sur le plafond, on durait qu’il y a une verrière … c’en est même un peu surréaliste. Ben tiens je vais faire une photo, comme ça je te montrerai.
- Vous avez prévu quoi demain ?
- Je ne sais pas encore trop. S’il fait beau on flânera dans les rues, sinon on fera les musées.
Bon, ben là, je vais te laisser, mon chéri s’impatiente, il a faim, on va sortir trouver à manger.
Salut ma petite Maman, à dans 10 jours, bisou.
- Au-revoir ma Poupée, profitez bien de votre voyage.
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Cécile MdL : Vélo vole au vent
Zelda : On the road
Jean-Charles : le vélo (2)



















